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Citations sur les musées

Louvre pour tous | /00/2004 | 20:11 |


Vous connaissez une citation autour de la notion de Musée ou plus généralement de Culture ? Envoyez-la nous à contact@louvrepourtous.fr, si possible, avec sa source complète. Il va sans dire que nous ne partageons pas nécessairement l’opinion de leurs auteurs. Nous les retenons pour leur pertinence et leur intérêt.

DÉFINITION OFFICIELLE DU MUSÉE
- « Est considérée comme musée (...) toute collection permanente composée de biens dont la conservation et la présentation revêtent un intérêt public et organisée en vue de la connaissance, de l’éducation et du plaisir du public. » Code du Patrimoine, article L410-1
- « Les musées de France ont pour missions permanentes de : a) Conserver, restaurer, étudier et enrichir leurs collections ; b) Rendre leurs collections accessibles au public le plus large ; c) Concevoir et mettre en oeuvre des actions d’éducation et de diffusion visant à assurer l’égal accès de tous à la culture ; d) Contribuer aux progrès de la connaissance et de la recherche ainsi qu’à leur diffusion. » Code du Patrimoine, article L411-2
- « Les droits d’entrée des musées de France sont fixés de manière à favoriser l’accès de ces musées au public le plus large. » Code du Patrimoine, article L442-6
- « Un musée est une institution permanente sans but lucratif, au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. » ICOM, article 3 de ses statuts adoptés par la 21e Assemblée générale, Vienne (Autriche), le 24 août 2007.
- « MUSÉE. f. m. Lieu destiné à l’étude des beaux Arts, des Sciences & des Lettres. », Dictionnaire de l’Académie française, 4e édition, 1762

VISION DE MUSÉE
- « Paris ville-musée, c’est derrière nous » Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris, LIBÉRATION | 17.10.13
- « Hier, le musée était d’abord un bâtiment. Aujourd’hui, le musée est un hub. Nous sommes capables d’opérer un transfert de compétences. » Alain Seban, président du Centre Pompidou, LES ÉCHOS | 11.10.13
- « Parce que Paris est belle et rebelle, je ne veux pas qu’elle devienne une ville musée. » Christophe Najdovski, candidat EE-LV à la mairie de Paris, DIRECT MATIN | 12.09.13
- « Nous n’avons pas le droit de la transformer en musée. Nous n’avons pas le droit de la rendre triste. » Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, www.nkmparis.fr | 2013 (la seconde phrase a été supprimée)
- « Auparavant, les musées étaient un peu hors du temps, aujourd’hui, ils sont au cœur de la vie de la cité. Ils jouent un rôle social, éducatif… » Henri Loyrette, président du musée du Louvre, LE FIGARO | 12.03.13
- « Ce sont des lieux lents donc originaux dans un monde basé sur la vitesse. Ils sont obsolètes et c’est leur force. Ils nous permettent de décrypter le monde alentour, comme le latin quand il nous fait revenir à la racine des mots. » Olivier Michelon, directeur du musée des Abattoirs à Toulouse, LA DÉPÊCHE | 07.03.12
- « Les musées tendent à une certaine déspécialisation. C’est un phénomène excitant. Désormais, d’Orsay à Beaubourg, en passant par Branly bien sûr, plus personne ne se sent confiné à un territoire précis. Il y a quelques années, les institutions se déclinaient en siècles ou en discipline. Aujourd’hui elles organisent des dialogues entre les époques et les thématiques. » Stéphane Martin, président du musée du quai Branly, LE FIGARO | 24.12.09
- « Quand l’art est lié à la vie au point d’en devenir inséparable, le musée-ghetto, produit des sociétés élitistes, devient inutile. » Pierre Cabanne, Le Pouvoir culturel sous la Ve République, éd. Olivier Orban, 1981, p.81
- "Il est généralement admis, même si cette définition est en constante évolution, que tout musée est un conservatoire, permanent, le plus souvent ouvert au public, de collections d’objets ou de documents artistiques, artisanaux ou industriels, végétaux ou animaux, acquis par dons ou achats, toujours sélectionnés, si possible classés et entretenus, parfois replacés dans le contexte de leur création en tant que témoins de l’évolution de la nature ou d’une culture (considérée comme un ensemble de biens et de valeurs à un moment donné). » Georges-Henri Rivière, Musées et collections publiques. Muséologie et muséographie in Poirier J., Histoire des moeurs, III-1 : Thèmes et systèmes culturels. Paris : Gallimard, 2002 [1991], p. 185.

MUSÉE, SERVICE PUBLIC
- « Ce qui est au cœur du pouvoir, c’est le visiteur. La star, c’est le Louvre, on est au service de cette mission, des œuvres d’art et des gens qui viennent les voir. » Jean-Luc Martinez, président du musée du Louvre, LE MONDE ï 07.05.14
- « Mon métier est simple, il est de favoriser les rencontres entre les œuvres d’art et le public. Je n’ai pas une marque à défendre. » Jean-Luc Martinez, président du musée du Louvre, LE MONDE ï 07.05.14
- « La notion de service public est en train d’être reléguée au second plan. On est en train de transformer les musées en entreprises. Que l’on demande aux conservateurs d’avoir une culture d’entreprise et de gérer au mieux, c’est normal. Mais il ne faut pas que la logique marchande et commerciale prenne le pas sur notre vocation première qui est culturelle. » Christophe Vital, président de l’Association Générale des Conservateurs des Collections Publiques de France (AGCCPF), AFP | 04.02.11
- « Jouer les médiateurs entre le magistère des conservateurs et le public non averti, faire du lieu une forme d’école voire d’université, maintenir le lien avec les artistes vivants, voilà peut-être les axes d’une juste politique muséale d’aujourd’hui. » Jack Lang, « Les batailles du Grand Louvre », éd. RMN, 2010, p.168
- « Le statut du musée doit être un outil, pas une fin en soi. Même si le statut d’EP (Établissement Public) a eu pour heureuse conséquence de doter les grands musées de nouveaux moyens, cela a contribué à casser le réseau scientifique et patrimonial des musées nationaux, instaurant entre eux une sorte de système de concurrence. » Élisabeth Taburet-Delahaye, directrice du musée national du Moyen Âge, LE JOURNAL DES ARTS | 18.09.2009
- « Si l’on avait tenu compte des « attentes du public » pendant les cent dernières années, nous en serions toujours à lire Rosny aîné et admirer Cabanel. La culture, c’est l’inverse de « l’attente du public ». Y eut-il un public qui « attendait » Picasso ou Beuys ? Non. Le public a-t-il réclamé Marcel Proust ? Pas davantage. La culture est une affaire d’offre, pas de demande. » Nicolas Bourriaud, BEAUX-ARTS MAGAZINE n°280 | OCT. 2007
- « Le cliché du conservateur qui ne garderait des oeuvres que pour sa jouissance personnelle m’irrite : les oeuvres sont destinées au public ou plutôt, au pluriel, à des publics différents. » Michel Laclotte, historien d’art, LIBÉRATION | 09.08.2003
- « Le tarif public ne peut jamais être totalement assimilé à un prix au sens économique du terme. Effectivement, si en droit privé ce dernier traduit le montant qu’un consommateur final est prêt à payer pour une prestation donnée, en droit administratif d’autres considérations interviennent. Ainsi, le tarif traduit davantage le degré d’accessibilité du service et le plus ou moins grand rattachement de l’activité au noyau dur des services publics qu’un flux financier correspondant à une prestation donnée. » Martine Long, maître de conférences en droit public à l’Université d’Angers, La tarification des services publics locaux, éd. L.G.D.J., 2001
- « Le musée public, conformément à son programme génétique, doit d’abord être un lieu de savoir et d’éducation. C’est à ce titre, plus que par son taux de fréquentation, qu’il sert l’intérêt général et démocratique. » Marc Fumaroli, professeur au Collège de France in « Droit au musée, droit des musées » éd. Dalloz, 1994
- « Vois-tu, petite, le succès d’un musée ne se mesure pas au nombre de visiteurs qu’il reçoit, mais au nombre de visiteurs auxquels il a enseigné quelque chose. Il ne se mesure pas au nombre d’objets qu’il montre, mais au nombre d’objets qui ont pu être perçus par les visiteurs dans leur environnement humain. Il ne se mesure pas à son étendue, mais à la quantité d’espace que le public aura pu raisonnablement parcourir pour en tirer un véritable profit. C’est cela le musée. Sinon, ce n’est qu’un espèce »d’abattoir culturel« , dont on sort réduit à l’état de saucisson. » Georges Henri Rivière, propos recueillis par Anne Gruner Schlumberger en 1978, La Muséologie selon Georges Henri Rivière, éd. Dunod, 1989, p.7

MUSÉE VU PAR LES ARTISTES
- « Penser le musée, fût-il d’art contemporain, comme un musée d’histoire naturelle, un lieu où l’on montre des fragments du monde extérieur. » Cyprien Gaillard, Code Couleur n°11, Centre Pompidou | sept. 2011

MUSÉE, ENTREPRISE
- « J’ai connu des collectivités qui voulaient installer de simples managers à la tête des musées. Mais depuis quinze ans elles ont compris qu’il fallait un historien de l’art pour piloter un instrument de développement et de rayonnement considérables. Elles savent qu’on ne peut gérer un musée uniquement dans la perspective de faire des économies. Il faut un projet, un animateur. Or, plus la connaissance du fonds est maîtrisée, mieux on entraîne les mécènes, les partenaires, les équipes… » Marie-Christine Labourdette, directrice des musées de France au ministère de la Culture, LE FIGARO | 23.01.14
- « Ils ouvrent aussi des filiales à l’étranger, louent des œuvres à des musées riches aux États-Unis ou au Japon, vendent des expositions clés en main, voire leur marque, louent des espaces à des entreprises, veulent un bâtiment toujours plus grand pour accueillir toujours plus de visiteurs. Ce modèle fondé sur l’expansion est dangereux. Il vise à ce que les établissements se cannibalisent entre eux. Il est anti-écologique. Il finit par considérer le musée comme une entreprise. » Manuel Borja-Villel, directeur du musée Reina Sofia à Madrid (Espagne), LE MONDE | 19.11.11
- « Le musée est devenu un centre commercial, dans lequel les visiteurs-consommateurs ne viennent pas apprendre, mais reconnaître des noms. » Manuel Borja-Villel, directeur du musée Reina Sofia à Madrid (Espagne), LE MONDE | 19.11.11
- « La notion de service public est en train d’être reléguée au second plan. On est en train de transformer les musées en entreprises. Que l’on demande aux conservateurs d’avoir une culture d’entreprise et de gérer au mieux, c’est normal. Mais il ne faut pas que la logique marchande et commerciale prenne le pas sur notre vocation première qui est culturelle. » Christophe Vital, président de l’Association Générale des Conservateurs des Collections Publiques de France (AGCCPF), AFP | 04.02.11
- « À quoi sert un musée ? A attirer les touristes, d’abord ? C’est cela la marchandisation. » François Mairesse, LA LIBRE | 30.08.10
- « Il ne faut pas s’y tromper, le château de Versailles est une PME, il est entré dans une logique d’entreprise et, de fait, dans une obligation de résultat. » Christine Albanel, présidente du domaine de Versailles de 2003 à 2007 in « Versailles chantier » par Michèle Leloup, L’Express | 19.04.04
D’autres citations sur Versailles sont lisibles ici
- « Un musée ne peut plus vivre uniquement sur les deniers dévolus par l’Etat. S’il souhaite monter des expositions rares, ouvrir de nouvelles salles et acquérir, il ne peut plus se dispenser d’une dimension économique. Notre politique tarifaire essaie donc de croiser cet enjeu et celui de la démocratisation culturelle. » Catherine Guillou, directrice des publics au musée du Louvre in « Capital culturel ou économique ? », REGARDS | 01.05
- « Un musée n’est aujourd’hui crédible que dans la mesure où, à côté de son travail de valorisation de la mémoire, ses responsables sont capables de faire du chiffre en fréquentation, en vente de produits dérivés, en quantités d’oeuvres exposées et en nombre d’articles de presse. » Jean-Michel Djian in « Politique culturelle : la fin d’un mythe », p.81, éditions Folio/Gallimard, 2005
- « Le Louvre est un palais avec plus de 9000 ans d’histoire de collections et constitue le plus grand bâtiment d’Europe ouvert au public. C’est aussi 200 000 mètres carré de surface palatiale, 60 000 mètres carré de surface d’exposition, 8,3 millions de visiteurs par an. C’est un nom connu partout dans le monde. Il y a donc un côté universel constant qui est un formidable terreau pour valoriser le capital immatériel. » Julien Anfruns, directeur financier et juridique du musée du Louvre, easybourse.com | 02.07.08
- « Un jour, le Louvre risque de se retrouver coincé. Le gouvernement lui demandera de se débrouiller entièrement pour trouver de l’argent, sous prétexte que c’est un Etablissement public autonome. Aujourd’hui, les discussions budgétaires sont devenues prioritaires dans les conseils d’administration. On commence toujours par faire des comptes. Il nous manque une instance qui permette aux différentes institutions culturelles de se retrouver pour débattre des enjeux plus fondamentaux de la culture. » Jack Ralite, maire d’Aubervilliers (PCF) in « Capital culturel ou économique ? », REGARDS | 01.05
- « La gestion des musées confiée par par certains musées ou monuments à des entreprises privées cherchant à tout prix à faire de l’“audimat”, donc de l’argent, si elles ne sont pas contrôlées par les conservateurs, peut conduire à de graves dérapages (...) La vocation d’un musée n’est pas de faire venir le public à n’importe quel prix. » Michel Laclotte, Histoires de musées - Souvenirs d’un conservateur, éd. Scala, 2003, p.285.
- « Le Louvre ne sera jamais rentable, il ne peut l’être. Il ne pourra jamais se passer de l’Etat. Et c’est tant mieux : vive Colbert ! » Michel Laclotte, Histoires de musées - Souvenirs d’un conservateur, éd. Scala, 2003, p.285.
- « Je rejette le terme de “client” appliqué aux visiteurs. Les musées sont des entreprises – c’est une réalité –, mais non commerciales » Françoise Cachin, alors directrice des Musées de France, LE JOURNAL DES ARTS n° 61 | 22.05.1998

MUSÉE & GRATUITÉ
Lire les citations concernant ce sujet ici.

MUSÉE, FRÉQUENTATION & PUBLICS
- « La démocratisation, c’est le serpent de mer du ministère, cela tient de l’incantation. On ne va pas forcer les gens à aller au musée comme cela, les choses sont plus complexes. » Frédéric Mitterrand, ex-ministre de la Culture, LE FIGARO | 30.06.13
- « Recevoir cinq, puis sept, puis dix millions de visiteurs aujourd’hui, c’est très bien, mais il est temps de se poser la question : pour quoi faire ? » Jean-Luc Martinez, nouveau président du musée du Louvre, LIBÉRATION | 03.04.13
- « La culture est un apprentissage de l’émancipation, un moyen d’échapper à l’emprise parentale. Il ne sert à rien de forcer un enfant, de lui imposer systématiquement la promenade dominicale au musée... » Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, LE FIGARO | 13.03.13
- « Je demande d’être innovants et surtout de sortir de la logique du chiffre qui a contaminé tous les secteurs ces dernières années. On juge le succès d’une exposition, d’une pièce de théâtre au nombre de visiteurs. Mais il faut aussi avoir une analyse qualitative. Il y a des moyens de savoir ce que les gens ont appris, ressenti : la qualité de ce qui leur a été présenté. C’est cela qui est important. » Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, MOUVEMENT, janvier-février 2013
- « Annoncer plus d’entrées, comme chaque directeur aime à le dire chaque année, notamment après une exposition à succès, ça ne veut rien dire, surtout lorsque les visiteurs ne peuvent plus rien voir ! » Manuel Borja-Villel, directeur du musée Reina Sofia à Madrid (Espagne), LE MONDE | 19.11.11
- « En voulant séduire toujours plus de visiteurs, le musée ne s’est pas pour autant engagé dans une démocratisation véritable, mais trop souvent dans un travestissement de ses missions. » Serge Chaumier, professeur en muséologie, Expoland, éd. Complicités, 2011 p.86
- « L’audimat et le marketing ont fait leur entrée dans les musées. Les publics sont devenus des audiences au sens des grands médias de masse. Il est affligeant de constater qu’un visiteur du Louvre consacre en moyenne 42 secondes à chaque œuvre : c’est du zapping. Le rapport aux œuvres devient de plus en plus quantitatif, et les grands musées se focalisent sur leur fréquentation. Ce consumérisme est à l’opposé de cette relation éminemment qualitative et intime qu’un amateur d’art entretient avec les œuvres. » Bernard Stiegler, directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou, L’OEIL | 03.11
- « Il y a une politique d’audimat des grandes expositions. Il faut se réjouir que près d’un million de gens soient allés voir Monet. La France est un pays d’engouement, ce qui replace la culture au coeur des priorités de la société (...) En assurant une vraie capillarité à travers le territoire français, on se soustrait à la loi de l’audimat. Le concours de l’Etat aux musées régionaux, contrairement à ce que dit la Cour des comptes, est considérable - et il augmente. » Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, L’EXPRESS | 30.03.11
- « Est-ce que nous devons nous satisfaire des 915 000 visiteurs qui ont visité la rétrospective consacrée à Monet au Grand Palais ? (...) Bien sûr il faut s’en féliciter mais ce n’est pas tout. Je ne crois pas à la loi d’airain de la fréquentation, je ne crois pas à la politique du chiffre et de l’audimat, je veux aller au fond des choses, je souhaite que nous engagions une action profonde à destination de ces publics que l’on ne voit pas et qui parfois suscitent la gêne, parfois même la peur. » Frédéric Mitterrand, ministère de la Culture, Forum « Culture 2011 - Culture pour tous, Culture pour chacun, Culture partagée » | 04.02.10
- « Jean Galard (responsable du service culturel du musée du Louvre de 1987 à 2002) craint certains effets pervers de l’autonomisation des grands établissements culturels comme le Louvre. Principalement bénéfique, cette prise d’indépendance comporte selon lui un risque : que la recherche de plus en plus nécessaire de financements propres pousse les équipes vers la communication et le mécénat plutôt que vers l’aide à la visite ou la recherche de nouveaux publics. » Jack Lang, « Les batailles du Grand Louvre », éd. RMN, 2010, p.168
- « La politique des publics, la médiation sont les nerfs de la guerre. On constate aussi un »boom« après la rénovation d’un musée. Cela fut le cas pour le Palais des beaux-arts de Lille. Enfin, les expositions temporaires jouent un rôle moteur » Françoise Wasserman, chef du département des publics à la direction des patrimoines au ministère de la Culture in « L’imagination nécessaire des musées de province » par Clarisse Fabre, LE MONDE | 11.02.10
- « Les grandes expositions attirent un public d’initiés. Cela n’a pas tellement de sens quand la population locale est éloignée de la culture, ou laissée au bord du chemin pour cause de licenciement. » Aude Cordonnier, conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Dunkerque et du LAAC (Lieu d’art et d’action contemporaine) in « L’imagination nécessaire des musées de province » par Clarisse Fabre, LE MONDE | 11.02.10
- « Le grand boom du public des années 90 est en train de se tasser ; mais attention, pas de course à l’Audimat ! De toute façon, dépasser les 6 millions de visiteurs au Louvre ne serait pas sans danger. » Michel Laclotte, historien d’art, LIBÉRATION | 09.08.2003
- « On n’applaudit pas dans les musées, et il n’y a que rarement »un retour« vers les conservateurs de ce que pensent et vivent les visiteurs dans leur établissement. Pourtant, un musée sans public, est-ce encore un musée ? » Evelyne Lehalle, ajointe au Chef du Département des Publics de la Direction des Musées de France, Colloque SITEM 1993
- « Ce ne sont pas les vingt-huit millions de visiteurs du Centre Pompidou en quatre ans qui comptent, mais les quelques centaines qui y reviennent et savent pourquoi. » Pierre Cabanne, Le Pouvoir culturel sous la Ve République, éd. Olivier Orban, 1981, p.396
- « Un musée, pour être vraiment ouvert à tous, doit être édifié au cœur de la cité. » Le Corbusier, FIGARO LITTÉRAIRE | 28.09.1965

MUSÉE & LOCATIONS D’OEUVRES
- « Un musée, d’abord, ne doit plus se comporter en propriétaire d’œuvres qu’il garde ou loue, mais au contraire favoriser les échanges, partager. » Manuel Borja-Villel, directeur du musée Reina Sofia à Madrid (Espagne), LE MONDE | 19.11.11
- « Il y a quelques jours, j’appris à Françoise (Cachin) que le musée Picasso, fermé pour travaux, avait refusé de prêter à une grande rétrospective Picasso à Zurich les œuvres qui y furent exposées il y a soixante-quinze ans lors de la première exposition internationale du peintre. Tous les musées du monde ont prêté. Sauf nous. Le musée Picasso, pendant ce temps, promène ses collections à travers le monde contre plusieurs millions d’Euros chaque année. Françoise était triste, indignée. » Gilles Hertzog, LA RÈGLE DU JEU | 08.02.11

MUSÉE & MÉCÉNAT
- « La philanthropie, c’est le souci de l’autre et du bien public, c’est donc une forme d’altruisme qui n’attend pas de contreparties ou de reconnaissance déraisonnables. » Henri Loyrette, ex-président du Louvre, président de l’Admical, LA TRIBUNE | 29.04.14
- « Il est vrai que les particuliers philanthropes se font rares. Bien sûr, nous avons des entreprises qui financent tel objet ou telle rénovation, pour leur communication. Mais les vrais mécènes sont une espèce en voie de disparition. » Hélène David-Weill, présidente des Arts décoratifs, LE MONDE | 15.02.13
- « Il faut que le ministère de la culture retrouve une certaine cohérence sur le mécénat. Je prends l’exemple du Centre Pompidou de Metz (...) quand je vois le nom de Wendel apposé sur l’amphithéâtre sous prétexte que ce groupe - issu de la dynastie qui a régné pendant des siècles sur l’acier en Lorraine - a joué les mécènes, ça me fait mal... La somme est dérisoire au regard de l’honneur qui lui est fait. Les musées se bradent à des entrepreneurs et c’est dommageable. C’est pourquoi nous sommes favorables à la création d’une charte nationale du mécénat, une sorte de dispositif d’agrément de tout marché qui dépasserait le million d’euros. » Aurélie Filippetti, conseillère Culture de François Hollande lors de la campagne présidentielle, LE MONDE | 21.12.11
- « Le mécénat que l’on évoque comme une piste à suivre, on le voit bien, ne profite, à quelques exceptions près, qu’aux grandes structures et émane essentiellement de grandes entreprises ; il s’agit d’ailleurs d’une ressource faussement considérée comme « propre » puisqu’elle est le produit en grande partie d’une défiscalisation, et donc d’une perte de recettes pour l’État. » Christophe Vital, président de l’Association Générale des Conservateurs des Collections Publiques de France (AGCCPF), L’AMI DES MUSÉES n°40 | printemps 2011
- "L’augmentation indéfinie des droits d’entrée n’est pas compatible avec l’ambition de démocratisation de l’accès aux musées, et le mécénat a pour contrepartie une dépense fiscale qui n’en fait pas une véritable « ressource propre » des musées.« Rapport de la Cour des comptes »Les musées nationaux après une décennie de transformations 2000 - 2010", p.61 | 03.11
- « (Le) mécénat, outre qu’il représente une dépense fiscale et pèse donc sur les finances publiques, (...) ne peut être considéré sans risque comme une ressource pérenne. » Rapport de la Cour des comptes « Les musées nationaux après une décennie de transformations 2000 - 2010 », p.60 | 03.11
- « Le fait que le mécénat existe et le fait que l’Etat soit attentif aux manières de le valoriser et de lui donner un peu plus de vigueur, ce n’est pas retirer un seul instant ou abandonner la politique culturelle de l’Etat à je ne sais quelle marchandisation, bien au contraire. » Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, LIBÉRATION | 04.02.11
- « Ces dix dernières années, les coûts (des expositions) ont doublé ou triplé en raison de l’augmentation des tarifs de transport et d’assurances. Les subventions, elles, n’ont pas suivi. Un directeur de musée passe donc une grande partie de son temps à rechercher des mécènes. » Fabrice Hergott, directeur du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, L’EXPRESS | 31.01.11
- Sur la pub sur les monuments : « L’Etat s’affranchit des règlements locaux en autorisant par décret des bâches qui dénaturent le paysage. Elles agressent les Parisiens et les visiteurs. On peut admettre un logo sur une bâche pour une entreprise prête à financer une rénovation. Là, ce n’est pas du mécénat, simplement de la publicité. L’Etat organise son propre affaiblissement au profit du secteur privé. » Jacques Boutaut, maire (Verts) de Paris 2e, in « La publicité s’installe sur les monuments » par Florence Evin et Laurence Girard, LE MONDE | 26.01.11
- « Les mécènes américains peuvent donner à Orsay, car c’est glamour, mais aussi parce que les collections sont inaliénables. » Guy Cogeval, président du Musée d’Orsay, in « Guy Cogeval, nommé président du Musée d’Orsay », entretien par Roxana Azimi & Philippe Régnier, JOURNAL DES ARTS n° 275 | 15.02.08
- « Lorsque je suis arrivé, le budget de l’établissement était de 80 millions d’euros, dont 70 % venaient de l’Etat et 30 % du mécénat. Aujourd’hui le budget est de 230 millions d’euros, dont 47 % viennent de l’Etat et 53 % du mécénat. On est dans un autre monde ! » Henri Loyrette, président du Louvre, LE NOUVEL ÉCONOMISTE | 07.05.09
- « Le mécénat est nécessaire pour toutes les actions difficiles que nous conduisons. Si nous voulons avoir une politique de publications et d’expositions qui ne sacrifie pas uniquement à l’audimat ou à des impératifs commerciaux, il faut être appuyé. Il serait faux de dire que nous sommes dans une recherche de rentabilité à tout prix ; l’argent du mécénat permet justement des actions difficiles, par exemple la création d’un site Internet gratuit présentant l’intégralité de nos collections au public. Mais l’État ne se désengage pas. 70 % du budget du Louvre vient du Ministère. » Henri Loyrette, président du Louvre, JOURNAL DES ARTS | 16.05.03
- « Il faut pourtant être vigilant, l’entreprise mécène cherche à promouvoir son image médiatique, ce qui est normal, mais cela doit rester raisonnable. » Michel Laclotte, historien d’art, LIBÉRATION | 09.08.2003
- « Les gens qui sont hostiles au mécénat sont dans la posture de Blanche de Castille qui affirmait préférer voir son fils – Saint Louis – mort à ses pieds plutôt que coupable d’un seul péché mortel. » Jean-Jacques Aillagon, alors ministre de la Culture, LE MONDE | 29.01.03
- « Nous voulons faire de la relation avec le monde de l’économie un principe structurel du fonctionnement de l’établissement. » Jean-Jacques Aillagon, alors président du Centre Pompidou in « Comment Beaubourg s’est ouvert au marketing », STRATÉGIES Magazine n°1126 | 10.12.99

MUSÉE & PUBLI-EXPOSITIONS
- « Pour les expositions à la gloire d’un parfum, d’un bijoutier ou d’un marchand de sacs, je suis désolé, il faudra aller voir ailleurs. » Alain Seban, président du Centre Pompidou, voeux au personnel | 21.01.14

MUSÉE, PARC DE LOISIRS
- « Le musée est devenu un centre commercial, dans lequel les visiteurs-consommateurs ne viennent pas apprendre, mais reconnaître des noms. » Manuel Borja-Villel, directeur du musée Reina Sofia à Madrid (Espagne), LE MONDE | 19.11.11
- A propos des polémiques sur le Grand Louvre : « On ne parlait pas encore de « marchandisation », mais, déjà, j’entendis utiliser le mot de « disneylandisation » qu’emploient souvent, à tort et à travers, les esprits réactionnaires quand ils veulent s’opposer à une innovation en se drapant dans les plis de la vertu et de la morale. » Jean-Jacques Aillagon, président du Château de Versailles, sur son blog | 25.04.09
- Description du musée antique idéal : « Un mélange ultrascientifique pour les spécialistes comme moi et un truc pour les touristes, du style arènes en carton pâte avec des tournois de gladiateurs bidons » Georges Frêche, président de la Région Languedoc-Roussillon in « L’État suit la Région sur le musée de la Romanité » par Marie Pintado, MIDI LIBRE | 09.01.10
- « Que le musée reste un lieu de pensée plutôt que de devenir un lieu de loisirs est un enjeu majeur (...) Notre objectif est de réfléchir à la manière de faire en sorte que le public ait avec les oeuvres d’art un vrai rapport d’amateur, et non de consommateur. La massification du public, réelle mais relative, n’est pas antinomique avec l’instauration de ce rapport d’amateur actif et critique. » Bruno Racine, président du centre Pompidou in « Les musées-spectacles : miracle ou dérive ? », BEAUX-ARTS MAGAZINE N°271 | 01.07
- Des citations sur la disneylandisation de Versailles sont lisibles ici
- « Depuis qu’ils sont devenus de véritables parcs d’attractions touristiques, les musées nationaux (...) sont tiraillés entre des contraintes scientifiques et des exigences commerciales redoutables. » Jean-Michel Djian in « Politique culturelle : la fin d’un mythe », p.80, éditions Folio/Gallimard, 2005
- « Le tourisme dévaste les lieux d’art : littéralement il les consomme. Il a fallu fermer Lascaux. Versailles, le Mont-Saint-Michel, la chapelle Sixtine, Notre-Dame de Paris, Carnac sont saturés (...) Partout il faut gérer les accès comme on gère les flux de visiteurs des grands magasins ou des supermarchés, comme on gère les visites des parcs de loisirs. A une culture de plus en plus industrialisée répondra une consommation de plus en plus gérée. » Yves Michaud, philosophe, in Les institutions culturelles au plus près du public, éd. La documentation française, 2002, p.264
- « La consommation patrimoniale peut devenir consumation et le surdéveloppement économique s’accompagner de sous-développement culturel. » Jacqueline Morand-Deviller, professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne in « Le patrimoine architectural et l’ingénierie culturelle », LES PETITES AFFICHES | 27.04.94

MUSÉE, ÉVÉNEMENT
- « Depuis la fin des années 1970, on a vu l’essor d’un modèle qui me semble dépassé : créer un bâtiment qui est une œuvre en soi, en faire un lieu de spectacles au service du tourisme. » Manuel Borja-Villel, directeur du musée Reina Sofia à Madrid (Espagne), LE MONDE | 19.11.11
- « Je constate dans tous les pays du monde une attraction du public vers l’éphémère au détriment du permanent. Si l’on veut qu’il y ait des gens dans les musées, et pas seulement dans les expositions temporaires, il faut un enseignement de l’histoire de l’art dans les collèges et lycées. » Pierre Rosenberg, ancien patron du Louvre in « L’imagination nécessaire des musées de province » par Clarisse Fabre, LE MONDE | 11.02.10
- « Le plus grand paradoxe de ces musées, c’est que les budgets alloués à la construction sont énormes, et les budgets de fonctionnement ridicules. La neutralité de leurs espaces n’est pas seulement une métaphore de la manière dont ils s’extraient du bruit de la ville, mais aussi une manière de répondre à la grande pauvreté de leurs budgets d’exploitation. La puissance publique a besoin de résultats immédiats. Investir dans le fonctionnement du musée, c’est du long terme, et ça ne l’intéresse pas. » François Roche, architecte de l’agence R&SIE(n) in « Les musées-spectacles : miracle ou dérive ? », BEAUX-ARTS MAGAZINE N°271 | 01.07

MUSÉE PUBLIC & COLLECTIONS PRIVÉES
- « Nous n’envisageons d’exposer une collection privée qu’avec une perspective de donation. Il s’agit d’un principe déontologique très largement accepté dans le monde des musées et que nous appliquons pour notre part strictement. » Alain Seban, président du Centre Pompidou, LES ÉCHOS | 07.02.10
- « On peut se demander (...) si les institutions publiques sont bien dans leur rôle en jouant les faire-valoir de collections privées, alors que les enjeux financiers sont colossaux. D’où deux questions. Première question : les institutions publiques qui offrent à des collectionneurs privés la vitrine et le renom de lieux prestigieux, payés sur fonds publics, ne pratiquent-elles pas une subvention déguisée aux détenteurs (collectionneurs), auteurs (artistes) et promoteurs (galeristes) de ces œuvres ? Deuxième question : les nombreuses œuvres achetées par les Fnac, les Frac et les musées, et conservées dans leurs réserves, sont-elles de si peu d’intérêt qu’elles soient, elles, aussi timidement exposées, et que les listes n’en soient pas systématiquement rendues publiques ?... » Nathalie Heinich, sociologue, LIBÉRATION | 07.01.11
- « Nul ne s’étonnera que les galeries acceptent volontiers de participer au financement d’expositions dans les musées publics lorsqu’il s’agit de leurs propres artistes, compte tenu de la valorisation de leur cote par ces vitrines prestigieuses » IDEM

MCDO / MUSÉES ITALIENS
+ d’infos sur cette affaire : ici...
- « Les biens culturels sont pour l’Italie une sorte de pétrole que nous n’avons jamais réussi à faire fructifier et qu’il serait bon de valoriser en ces temps de crise économique. » Sandro Bondi, ministre italien de la Culture, IL GIORNALE |18.11.08
- « Je ne me suis jamais occupé de biens culturels, mais je fréquente les musées. Je ne connaissais rien à la restauration avant de diriger McDonald’s, ni au jeu avant de gérer un casino. »
- « Je veux faire en sorte d’attirer en Italie un tourisme culturel de masse. Travailler sur l’image, faire du marketing et faire circuler nos oeuvres dans le monde. Les ressources culturelles doivent dégager des profits. » Mario Resca, ex-patron de McDo Italie nommé pour diriger les musées italiens in « De McDo aux musées » par Philippe Ridet, LE MONDE | 21.11.08

:: Louvre pour tous | /00/2004 | 20:11 |

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« Pour les expositions à la gloire d’un parfum, d’un bijoutier ou d’un marchand de sacs, je suis désolé, il faudra aller voir ailleurs. » Alain Seban, président du Centre Pompidou, voeux au personnel | 21.01.14
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