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Jeff Koons Versailles toutes les citations

Louvre pour tous | 29/09/2008 | 14:07 |





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Jeff Koons à Versaille devant son Split-Rocker, le 10.09.08 © Louvre pour tous

CITATIONS DIVERSES DE JEFF KOONS, ARTISTE
- « Louis XIV, c’est le symbole de ce que, lorsque vous mettez l’art dans les mains d’un monarque, il devient un reflet de son ego, et devient décoratif. » in Jeff Koons : « La sexualité, c’est l’objet principal de l’art », propos recueillis par Harry Bellet, LE MONDE | 30.08.05
- « Je suis plus intéressé par le pouvoir de Louis XIV en tant que mécène des arts et souverain éclairé de la culture de son temps que par la philosophie érotique du boudoir. »
- « Je n’ai pas l’intention d’envahir les salles historiques, de les remplir de Jeff Koons et de les dénaturer. Je veux capter l’harmonie du lieu, y insérer mes pièces avec un sens de la proportion et de l’homothétie. Créer une abstraction. »
- « Je voudrais modifier le rapport au temps dans ces salles où le décor baroque, contemporain du pouvoir qui l’a suscité, vous enveloppe dans une bulle incroyable, vous fait toucher l’immortel. »
- « La chambre du Roi abritera mon portrait en acier de Louis XIV. Le salon d’Apollon, mon autoportrait en marbre . J’aimerais qu’on ait le sentiment d’embrasser le futur. Le temps est une ligne continue qui se perpétue à travers les arts et les artistes. »
Citations extraites de l’interview de Valérie Duponchelle : « Jeff Koons : Je ne veux pas jouer l’agent provocateur » LE FIGARO | 19.06.08
- « J’ai toujours été fasciné par Louis XIV. J’ai réalisé une statue dans le style de celles de Louis XIV, pour montrer l’admiration et le respect que j’éprouve pour son esthétique du pouvoir. »
- « Je n’ai jamais pensé que ces travaux susciteraient une telle polémique, mais plutôt qu’il serait très joli de confronter ce qui était considéré comme un joyau de »l’art contemporain« aux 16e et 17e siècle à des oeuvres d’art que nous appelons aujourd’hui contemporaines. » in Koons : « Fasciné par Louis XIV », propos recueillis par Danielle Attali et Stéphanie Belpeche, JDD.fr | 10.09.08
- « Je crois que mes oeuvres, placées dans l’environnement des symboles du XVIIe et du XVIIIe siècle, dans leur architecture, dans leurs arts décoratifs, vont s’y attacher. D’abord parce que j’aime profondément ce qui est baroque ou proche du baroque. Il me semble que le baroque manifeste le pouvoir absolu de la création. Et Versailles, à mes yeux, c’est ce pouvoir absolu, c’est celui de Louis XIV. » in « Le Roi-Soleil avait ce pouvoir absolu de création », propos recueillis par Philippe Dagen, LE MONDE | 11.09.08
- Sur la polémique - « Au début, j’ai été assez surpris car je n’étais pas au courant de la polémique ; du fait que certaines personnes pensent que l’environnement de Versailles doit être maintenu dans un état figé. Je respecte ce point de vue, mais l’œuvre n’est exposée que temporairement, et ce, jusqu’à janvier. A travers l’œuvre, je n’ai en aucun cas voulu manquer de respect. Il s’agit d’intégrer l’œuvre dans l’environnement, de l’incorporer dans l’harmonie des lieux et de la faire communier avec les autres œuvres. Et je pense que cela a très bien fonctionné. Nous avons eu une attitude très protectrice à l’égard des lieux. Sur une base temporaire, nous n’avons d’ailleurs utilisé qu’un meuble pour lequel nous étions sûrs qu’il n’aurait pas à en souffrir. Nous avons donc été très respectueux envers Versailles. C’est un grand honneur pour moi que l’on m’ait offert cette chance. » in « Jeff koons à la conquête de Berlin ! », propos recueillis par R.P.G., LA GAZETTE DE BERLIN | 05.11.08
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CITATIONS DE JEFF KOONS SUR LE SPLIT-ROCKER
- « Quand j’ai réalisé le Split Rocker, j’ai eu la vision que c’était tout à fait le genre de travail qu’aurait aimé Louis XIV. Je l’imagine très bien se réveiller le matin et avoir l’image fantasque de la tête du poney et de la tête du dinosaure réunies, recouvertes de 90 000 fleurs. » in interview de Dany Jucaud, PARIS MATCH n°3093 | 28.08.08
- « En créant une oeuvre comme Split Rocker (mi-cheval à bascule, mi-dinosaure), je me suis imaginé Louis XIV se levant un matin à Versailles et, regardant par la fenêtre, faire le souhait suivant : »Aujourd’hui, j’aimerais voir une sculpture d’une douzaine de mètres de haut, faite de 90 000 fleurs fraîches, et qu’elle soit réalisée avant la tombée du jour.«  » in Koons : « Fasciné par Louis XIV », propos recueillis par Danielle Attali et Stéphanie Belpeche, avec C.I, JDD.fr | 10.09.08
- « C’est le genre de travail où Louis XIV en se réveillant un matin et en regardant à travers sa fenêtre dirait : »Je veux une sculpture de 90 000 plantes vivantes et je veux qu’elle soit finie ce soir« et il viendrait ici chez lui et voilà ce serait là. » in JT 20h France 2 | 10.09.08
- « Quand j’ai fait Split Rocker j’étais dans l’esprit de Louis XIV. En ouvrant ses fenêtres un matin, il aurait pu exiger pour le lendemain d’avoir devant lui une sculpture composée de 90 000 pots de fleurs comme celle que j’ai imaginée ». in JT 20h TF1 | 10.09.08
- « En faisant cette pièce, j’ai pensé que c’était le type d’oeuvre que Louis XIV aurait pu, un matin en se réveillant, souhaiter avoir. Et le soir c’était chose faite » in « Mariage du pop art de Jeff Koons et du classicisme de Versailles » AFP | 10.09.08
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CITATIONS DE JEAN-JACQUES AILLAGON, PRÉSIDENT DU DOMAINE NATIONAL DE VERSAILLES
- « Le bilan de cette manifestation est positif. Elle a permis une nouvelle fois au château d’apparaître aux yeux du monde comme un lieu de manifestation d’exception. » « Jeff Koons libère le château de Versailles », JDD | 04.01.09
- « Préserver le patrimoine ne signifie pas le plonger dans la naphtaline. » in « Jeff Koons à Versailles : De l’art ou du homard ? » par Annick Colonna-Césari, L’EXPRESS | 04.09.08
- « A Versailles, on n’a pas cessé d’aimer et de vouloir exposer ce qui se faisait dans l’époque. C’est Louis XIV qui, à la fin de son règne, a supprimé les décors du XVIIe siècle marqués par des marbres polychromes pour les remplacer par des ambiances en blanc et doré. Louis XV a vendu une partie des meubles en place pour en acheter de nouveaux. Versailles a été un laboratoire du goût. La proposition de Koons était pertinente et elle résonnait parfaitement avec Versailles. » in « Le roi du kitsch trône à Versailles », LE POINT | 04.09.08
- « Les œuvres de Jeff Koons ne constituent en aucune façon une gêne pour les visiteurs qui viennent admirer le décor royal de Versailles. Elles offrent même, par leur jeu d’échos et de reflets, une formidable invitation à le regarder mieux. » in « Versailles rallume la querelle de l’art contemporain » par Sophie Gignoux, LA CROIX | 08.09.08
- « La stratégie culturelle des grands lieux du patrimoine est un vrai débat. Versailles doit rester un lieu culturel vivant et ne pas être plongé dans le formol. » in « Jeff Koons fait une entrée en fanfare au château de Versailles », AFP | 10.09.08.
- « Koons est une chance pour Versailles et l’inverse est vrai. » in Aillagon : « Versailles est la maison de l’audace absolue », JDD | 07.09.08.
- « Sous Louis XIV, le château a été un formidable laboratoire de l’art. Pendant un siècle et demi, il a été la maison des transformations permanentes et pas une maison des arts codifiés. Versailles doit rester une belle aventure artistique. » in « Jeff Koons crée la polémique au château » par Véronique Beaugrand, LE PARISIEN | 10.09.08.
- « Quand on voit Split Rocker sur le parterre de l’Orangerie, on redevient attentif [au château], on cesse de considérer que c’est un simple décor que l’on regarde de façon inattentive. » in « Mariage du pop art de Jeff Koons et du classicisme de Versailles », AFP | 10.09.08.
- « Des grincheux ont critiqué la présence de l’œuvre de Koons à Versailles mais le public lui finalement est beaucoup plus spontané, beaucoup plus joyeux et il a beaucoup moins de préjugés. » in« Choc des cultures au château de Versailles », JT 13h, FRANCE 2 | 10.09.08
- Réaction des conservateurs du château de Versailles : « Il y a eu discussion, et parfois des avis contrastés. Mais, aujourd’hui, les conservateurs se sentent tous positivement concernés par l’exposition. Ils voient, depuis l’accrochage, que ce choix n’est pas incongru, qu’il a un sens. » in « Si Koons fait un flop, on ne recommencera pas », propos recueillis par Valérie Duponchelle et Sébastien Le Fol, LE FIGARO | 11.09.08
- « Tant qu’à inviter un artiste à Versailles, il fallait viser un artiste d’une notoriété absolue. Jeff Koons est l’un des plus célèbres et Versailles, l’un des monuments les plus célèbres du monde. » in« Si Koons fait un flop, on ne recommencera pas », propos recueillis par Valérie Duponchelle et Sébastien Le Fol, LE FIGARO | 11.09.08
- « C’est un succès immense, un succès mondial si j’en juge par le caractère universel de la revue de presse. » in « Le public au rendez-vous de la »révolution« Koons à Versailles » par Elizabeth Pineau, REUTERS | 15.09.08
- « Dans le cas de la pièce intitulée »Michael Jackson and Bubbles« , vous remarquerez la très belle correspondance qu’il y a entre cette sculpture, ce Michael Jackson avec un petit singe sur ses genoux et derrière, le portrait sculpté en pied du roi déguisé en Hercule (...) le roi pose en effet sa main de façon tout à fait identique sur un casque zoomorphe, revêtu de la tunique du lion de Némée. » in « Face à Face » avec Philippe Tesson, Vidéo LE FIGARO MAGAZINE | 23.09.08
- « Si un visiteur sort de l’exposition en ayant mieux regarder Versailles et en détestant l’exposition Jeff Koons, on aura gagné quand même. Et si l’on sort en aimant encore mieux Versailles et en appréciant l’oeuvre de Jeff Koons, on aura une victoire encore beaucoup plus belle. » in « Face à Face » avec Philippe Tesson, Vidéo LE FIGARO MAGAZINE | 23.09.08
- « Je pense en effet que la finalité de ce genre d’exposition n’est pas délibérément de faire venir plus de visiteurs. Si on peut cependant ainsi intéresser de nouveaux publics, faire venir des gens qui ne seraient pas venus, ou parfois ne sont jamais venus à Versailles, c’est évidemment une bonne chose. Mais l’objectif n’est pas de faire du rendement au sens mercantile du terme. »
- Au sujet des glaces protectrices - « Les œuvres de Jeff Koons ne nous appartiennent pas, elles ont des valeurs d’assurance considérables qui déterminent les primes que nous payons, les prêteurs sont toujours très attentifs aux mesures de sécurité… tout cela détermine une muséographie « protectrice ». »in « Interview de Jean-Jacques Aillagon », propos recueillis par Didier Rykner, LA TRIBUNE DE L’ART | 29.09.08
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CITATIONS DES COMMISSAIRES DE L’EXPOSITION
- « S’il existe un lieu où il faut se risquer à créer une manifestation de notre époque et non un pastiche facile, tentation souvent préférée, c’est Versailles. »
- « Il s’agit d’offrir des points de vue nouveaux sur un site que tout le monde pense connaître en révélant ainsi sa complexité contemporaine, sa substance, son épaisseur enfouie sous l’habitude. »
- « Ses oeuvres partout reproduites vont enfin pouvoir être vues et appréciées comme oeuvres d’art qui sont d’ailleurs souvent des tours de force techniques, des chefs-d’oeuvre au sens propre du temps de la monarchie. »
- « Belle mise en abîme que l’installation temporaire des oeuvres d’un des artistes les plus populaires dans un des monuments les plus fréquentés du monde. »
- « C’est la question de l’in situ qui est sous-jacente à cette proposition (...) Ce moment unique veut avant tout susciter la réflexion sur la contemporanéité de nos monuments et l’indispensable nécessité de la création de notre temps. »
- « Une folie éphémère, un risque à prendre, car Versailles, autrefois « terrain d’expériences et laboratoire » multidisciplinaire des créations les plus audacieuses, notamment lors des fêtes, mérite ce regard artistique contemporain. » Elena Geuna et Laurent Le Bon, commissaires de l’exposition, IN Dossier de presse de l’exposition
- « Le monarque faisait constamment appel à des artistes pour ses fêtes éphémères. Versailles a toujours été un laboratoire de création. »
- « Je pense au contraire que Koons va apparaître comme ultraclassique ! Notamment dans son rapport maniaque à la symétrie. C’est Versailles qui va ressembler à une folie. »
Laurent Le Bon, commissaire de l’exposition, in « Questions autour de l’exposition Jeff Koons au château de Versailles » par Clarisse Fabre et Emmanuelle Lequeux, LE MONDE | 06.09.08
- « Le choix, un brin scandaleux, des grands appartements s’est imposé, dans la mesure où l’artiste est obsédé par l’idée d’être populaire, de se mettre en relation avec la masse, de travailler sur les archétypes. Nous lui avons conseillé d’être radical. »
Laurent Le Bon, commissaire de l’exposition, in « Nous lui avons conseillé d’être radical » propos recueillis par Emmanuelle Lequeux, BEAUX ARTS Hors-série | 10.08
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CITATIONS DIVERSES
- « Jean-Jacques Aillagon, en faisant venir Jeff Koons ou Xavier Veilhan, a su restaurer l’esprit des lieux, celui des fêtes de l’Ile enchantée, de l’art éphémère du premier Versailles. » Adrien Goetz in « Il faut aussi soigner l’âme, l’architecture intérieure », LE MONDE | 16.04.10
- « On peut se dire que Koons avait besoin de Versailles. Mais la réciproque n’est pas vraie. » Vincent Noce, LIBÉRATION | 22.09.09
- Qu’avez-vous pensé de l’exposition Koons à Versailles ? « Je l’ai trouvé audacieuse et créative. J’ai aimé le contraste entre le diamant et son écrin. » Carla Bruni-Sarkozy in « Carla Bruni-Sarkozy - La conscience de gauche du président » par Saïd Mahrane, LE POINT | 15.01.09
- « Je crois que c’est une exposition tonique, très intéressante, avec des choses extrêmement réussies qui portent un vrai dialogue avec Versailles ; d’autres, qui fonctionnent moins. C’est vrai que, pour des gens qui ne sont jamais à Versailles, comme c’est dans les grands appartements, ils vont voir davantage une exposition Jeff Koons que Versailles. C’est un peu ça le débat. » Christine Albanel, ministre de la Culture in « Le Talk : Christine Albanel », propos recueillis par Anne Fulda, LE FIGARO | 01.10.08
- « J’ai trouvé que c’était une exposition où il y a eu des choses très séduisantes, qui certainement a fait venir beaucoup de visiteurs, mais il y a déjà beaucoup de visiteurs à Versailles. Moi, je ne l’aurais pas faîte dans les Grands Appartements. Le parti que j’avais pris, c’était de faire une opération d’art contemporain qui était plus brève et qui était dans les lieux que les gens ne connaissaient pas et qu’ils découvraient justement à cette occasion. Là, ça a été un coup d’éclat finalement qui a mis tous les projecteurs sur Versailles, pourquoi pas. »
Christine Albanel, ministre de la Culture in « Le Grand Jury » animé par Jean-Michel Aphatie, RTL | 04.01.09
- Note aux guides interprètes professionnels : « Nous comptons sur votre professionnalisme pour apporter les compléments d’information qui vous sont demandés et vous remercions de bien vouloir respecter, dans le contenu de vos propos, les choix culturels de l’EPV (Etablissement public de Versailles) dans l’établissement de son programme d’expositions (...) Nous vous rappelons que si nous venions à constater que les propos des personnes habilitées à exercer un droit de parole étaient susceptibles de porter atteinte à l’image de l’Etablissement public ou étaient irrespectueux à l’égard des choix culturels de l’EPV nous nous verrions dans l’obligation de leurs restreindre l’accès à l’Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles ».
Extrait d’une note signée de Denis Verdier-Magneau, directeur du développement culturel du château de Versailles adressée aux guides interprètes professionnels, cité dans l’article « Arrête de faire le Koons ! », CANARD ENCHAÎNÉ N°4587 | 24.09.08
- « En réalité, la vraie question est, me semble-t-il, la suivante : Versailles serait-elle condamnée à se pasticher elle-même en permanence ? Pour ma part, j’apprécie que Jean-Jacques Aillagon ait pris ce risque réel de faire venir Jeff Koons à Versailles, risque né d’une juxtaposition audacieuse, risque de susciter des polémiques et des critiques. Il fait faire ainsi à Versailles un chemin utile : le Château devient un lieu où « il se passe quelque chose » à l’échelle planétaire, dans l’ordre de la culture, dans l’ordre de la création, laquelle est, par essence, toujours une prise de risques. » Hervé Pichon, élu à Versailles, sur son blog | 15.09.08
- « Le château nous montre ce qu’il faut faire, de l’audace et du métissage. Chapeau, monsieur Aillagon. » Pierre Bédier, président du Conseil général des Yvelines (UMP), partenaire de l’exposition in « Jeff Koons crée la polémique au château » par Véronique Beaugrand, LE PARISIEN ed. Yvelines | 10.09.08
- « Je ne suis qu’un jardinier alors je ne me prononce pas sur la question, mais je pense simplement que Versailles a été très contemporain à son époque. »
Joël Cottin, jardinier en chef du château de Versailles, in « Versailles - Le jardinier du château se frotte à l’art contemporain » par Antoine Hasbroucq, LE PARISIEN Ed. Yvelines | 06.09.08
- « A Versailles, mais ça tout le monde le sait, grâce à la publicité négative fait par une équipe de barbons, Jeff Koons s’installe dans les appartements royaux, ce qui nous semble un tantinet trop adapté pour nous intéresser à la question (c’est comme si on exposait Picasso au musée Picasso !!). »
Elisabeth Lebovici, historienne de l’art, ex-critique d’art contemporain à LIBÉRATION in « France, rentrée patrimoniale, pachyderme et masculine », blog LE BEAU VICE | 03.09.08
- « Que l’on aime ou que l’on déteste Jeff Koons, jamais on n’a parlé autant de Versailles. Le débat artistique est légitime, à la mesure de Versailles, qui n’a pas son égal. »
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- Soirée de gala - « Au-delà de l’anecdote d’un soir, ce mariage des continents, de la culture et de l’entreprise, des représentants de l’État et des collectionneurs privés, des artistes et des fortunes montre bien l’effet Jeff Koons à Versailles. C’est une formidable chance pour la France, et pour Paris en plein réveil, que ce grand artiste américain ouvre ainsi le chemin aux artistes français, malheureusement moins fédérateurs. » Jérôme de Noirmont, galeriste, agent de J.Koons en France, in « Toute la planète réunie à Versailles pour Jeff Koons » par Valérie Duponchelle, LE FIGARO | 10.09.08
- « Quand on sait que Jean-Jacques Aillagon s’est ému de la présence de la superbe caravane de Bartabas près du bassin de Neptune, on s’étonnera qu’il ait pu laisser accrocher une bestiole en aluminium polychrome dans le salon de Mars. »
Bernard Géniès, in « Jeff Koons à Versailles - Tiens, voilà du homard ! », NOUVEL OBSERVATEUR | 11.09.08
- « Les personnes qui ont été choquées l’ont été de la même manière que la parentèle du roi quand est arrivé le style rococo. »
Jean-Michel Rangeard, membre de l’association des Amis de Versailles, (in « Le public au rendez-vous de la »révolution« Koons à Versailles » par Elizabeth Pineau, REUTERS | 15.09.08
- « Si ses oeuvres se trouvent si merveilleusement à l’aise dans les appartements royaux, c’est parce que, emblèmes des formes actuelles du pouvoir et de la richesse, elles en peuvent que s’harmoniser avec les symboles du pouvoir royal et de sa prospérité. »
Philippe Dagen, ARTPRESS N°350 | 11.08 (critique la plus intéressante sur cette exposition)
- « Le musée ne doit pas écraser, ni le passé servir de refuge. La culture offre un confort séduisant, mais il faut savoir s’en délester. Pour se défaire des clichés, retrouver un regard neuf, une sauvagerie primitive. J’ai dit que si chacun se constituait sa petite bibliothèque alexandrine, chacun devait aussi, à un moment donné, être le barbare qui l’incendiait. On s’indigne, actuellement, de la présence des statues de Jeff Koons dans le château de Versailles. Mais la sacro-sainte dignité de ce palais en est-elle vraiment outragée ? N’est-ce pas au contraire l’occasion de s’interroger sur la légitimité de notre admiration pour ce patrimoine, sa validité ? »
Pierre Boulez, compositeur in « Coups de cœur et coups de gueule de Pierre Boulez », TÉLÉRAMA n° 3069 | 05.11.08.
- "Lorsqu’on ouvre à la participation des publics, il y a des risques élevés de perdre la main sur le contrôle du message. Notre forum ouvert pour l’exposition Jeff Koons a ainsi été pollué par des groupes organisés extrêmes et nous avons du le fermer. Nous avons changé notre plateforme pour un site de partage de photos autour de la création d’un mur d’images de l’œuvre Split Rocker, qui est un succès.”
Laurent Gaveau, responsable du Service nouveaux médias du château de Versailles in Conférence « Marketing culturel 2.0, Comment profiter des nouveaux médias ? », INFLUENCIA | 18.11.08
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CITATIONS DES « OPPOSANTS » À L’EXPOSITION
- « L’œuvre de Jeff Koons a, paraît-il, de grandes résonances avec Versailles ! On imagine très bien la Cicciolina dans le lit de Louis XIV... »
Didier Rykner, historien de l’art, in « Où en est Versailles ? », LA TRIBUNE DE L’ART | 12.12.07
- « Le vrai problème à Versailles, ce n’est certainement pas Koons, qui en aura disparu dans trois mois. (...) Ce qui menace Versailles aujourd’hui, ce n’est pas l’art contemporain, mais les pastiches qui envahissent le château, extérieur comme intérieur, de manière pérenne. »
Didier Rykner, historien de l’art, in « A Versailles, le combat est ailleurs  », LA TRIBUNE DE L’ART | 10.09.08
- « Je ne suis pas contre l’art contemporain, mais je suis tout à fait choqué de son irruption à Versailles, lieu magique, sacré. L’art contemporain vient semer la distraction, la déstructuration dans un ensemble parfait, dans une beauté qui est un tout. Le touriste qui vient de Chine ou d’Australie repart avec cette image inouïe de la France. Même pour trois mois, Jeff Koons à Versailles est une erreur. »
Edouard de Royère, président d’honneur de la Fondation du patrimoine, in « Quand l’art contemporain s’invite au château » par Valérie Duponchelle, LE FIGARO | 23.06.08
- « Que Koons aille exposer à Disneyland. Les enfants seront ravis de voir homard géant, Michael Jackson… »
Anne Brassié, journaliste à Radio-Courtoisie, in « Les anti-Koons manifestent à Versailles », LE PARISIEN | 11.09.08
- « Jeff Koons s’est fait connaître en montrant son sexe et présenter ses oeuvres est un outrage à Marie-Antoinette. »
Arnaud-Aaron Upinsky, écrivain, in « Mariage du pop art de Jeff Koons et du classicisme de Versailles », AFP | 10.09.08
- « Il est non moins certain qu’est un outrage à l’œuvre de Louis XIV le fait d’organiser une telle exposition spéculative dans le château et tout spécialement dans le « saint des saints » des appartements royaux, pris comme vitrine promotionnelle. »
Pierre Charie-Marsaines et Arnaud-Aaron Upinsky, in Lettre ouverte au Ministre de la Culture de l’Union Nationale des Écrivains de France | 16.07.08
- « On rêve à ce que Saint-Simon, dans sa verdeur, aurait pu écrire de ces sculptures « dondonesques » et entortillées, désormais déposées à Versailles. Elles lui eussent rappelé peut-être la mauvaise plaisanterie du duc de Coislin : « Je suis monté dans la chambre où vous avez couché ; j’y ai poussé une grosse selle au beau milieu sur le plancher… ». »
Jean Clair in « Jeff Koons à Versailles, c’est le monde à l’envers ! », LE FIGARO | 11.09.08
- « Quand Jeff Koons, ancien trader converti dans la marchandisation de l’art, investit Versailles pour y exposer un chien gonflable à côté d’un Véronèse ou son Rabbit chromé dans le salon d’Abondance, j’y vois un irrespect pour un lieu, chef d’œuvre de l’art français, et un grossier tour de passe-passe visant à imposer une équivalence entre l’art classique et l’art contemporain. »
Ivan Rioufol, journaliste, « Art contemporain : sacraliser Jeff Koons ? » sur son blog | 10.09.08
- « Oui, bien sûr, il faut voir Jeff Koons parce qu’on voit Versailles et parce qu’on se dit c’est pas bien de faire ça... mais c’est bien l’occasion de se dire que c’est pas bien, c’est comme ça qu’on se forme un jugement critique (...) Oui, il faut y aller pour détester ça ».
Philippe Tesson, journaliste in « Face à Face » avec Jean-Jacques Aillagon, Vidéo LE FIGARO MAGAZINE | 23.09.08
- Lettre publique du prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme au Président de la République Nicolas Sarkozy | 18.11.08
- « En l’introduisant à Versailles, on joue de la violence des contrastes. Il est devenu ainsi très politique d’introduire des productions modernes dans des cadres anciens, comme s’il était devenu insuffisant de lire l’histoire page par page : il faut mettre les pages ensemble. Cela n’incite pas à apprendre, à lire, à apprécier. On privilégie le choc, toujours afin d’obtenir une réaction d’un spectateur saturé. »
Michel David-Weill, collectionneur in « On privilégie le choc pour faire réagir » propos recueillis par Vincent Noce, LIBÉRATION | 06.01.09
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CITATIONS DE LA PRESSE ÉTRANGÈRE
Les traductions des citations non francophones proviennent de VERSAILLES PLUS n°15
- ESPAGNE « Les français disent de certaines initiatives qu’elles sont »furieusement tendance« . Exposer des oeuvres d’art contemporain dans des lieux insolites, en compagnie d’oeuvres d’une autre époque et d’un autre style, cela c’est »furieusement tendance« . Jeff Koons, l’artiste vivant le plus coté au monde, a installé une quinzaine d’oeuvres au château de Versailles. Ses aspirateurs Hoover, enveloppés dans du plexiglas et éclairés par des néons défient les portraits de la reine Marie-Antoinette. Koons se limite à recycler ce que d’autres - de Marcel Duchamp jusqu’à aujourd’hui, ils sont légion - ont fait avec un plus ou moins grand talent. »
« Arte contemporáneo bajo el oropel » par Octavi Marti, EL PAIS | 13.09.08
- BELGIQUE « L’exposition vient de s’ouvrir et le résultat est clair comme le Roi soleil : Jeff Koons est comme chez lui à Versailles. On l’accuse d’être kitsch et baroque ? Le château de Versailles l’est tout autant. On parle de Koons comme d’un artiste narcissique qui parvient à vendre ses oeuvres à des prix record (…) Mais Versailles n’est-il pas le parangon du narcissisme et de la gloire d’un seul ? On vante la qualité des artisans qui ont fait Versailles, mais Jeff Koons fait faire ses sculptures géantes par un atelier de 103 artistes et artisans, situé à Chelsea, à Manhattan, avec une précision et une qualité soufflante. On estime que Koons mélange l’art et la décoration, mais ainsi est fait Versailles. La différence est que Versailles transforme en icônes la gloire du Roi, alors que Koons, lui, transforme la banalité du quotidien d’aujourd’hui, en icônes : (…) À chaque époque, sa vanité et sa vacuité. »
« Jeff Koons, roi de Versailles » par Guy Duplat, LA LIBRE BELGIQUE | 13.09.08
- SUISSE « Jeff Koons n’a conçu spécialement aucune des oeuvres présentées à Versailles - elles ont déjà été vues dans de nombreux musées. Il s’agit donc d’une exposition tout à fait ordinaire dans un lieu extraordinaire (…). Que l’on aime ou non l’oeuvre de Jeff Koons, il faut reconnaître que son stage dans les appartements du Roi, où il semble ne faire que passer, sans grands dommages mais sans grands effets, révèle quelque chose d’inattendu. »
« Jeff Koons à Versailles, et alors ? » par Laurent Wolf, LE TEMPS | 16.09.08
- ALLEMAGNE « La tempête d’indignation se réjouit à l’idée que l’exposition puisse être un flop, empêchant qu’une telle expérience puisse se répêter. Mais l’argument est hypocrite, car au mieux le succès de l’exposition augmentera la valeur des oeuvres de l’artiste, mais en aucun cas les chiffres de fréquentation du château ne pourront parler, parce que l’on n’achète pas de billets pour l’exposition mais pour l’ensemble de la visite du château. Toute la manifestation est une gigantesque entreprise de relations publiques, une kermesse des médias, qui travaille au service de la valeur des travaux de Jeff Koons plus qu’au profit des oeuvres elles-mêmes. Orchestrer la valeur de ses oeuvres est son véritable métier, c’est un « artiste-capital », ses travaux doient être sur le marché et non dans des dépots pour exister. »
« Viel Lärm un nichts » (Beaucoup de bruit pour rien) par Heinz Peter Schwerfel, ART MAGAZIN | 18.09.08
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VIDÉOS

Le face-à-face Jean-Jacques Aillagon- PhilippeTesson - Le Figaro
Le Figaro Magazine - Le face-à-face Jean-Jacques Aillagon- PhilippeTesson : "Un homard géant à Versailles, est-ce bien raisonnable ?" L’exposition Jeff Koons à Versailles fait scandale. « Outrage à l’Histoire ! » s’exclame Philippe Tesson. « Victoire sur les préjugés », lui répond Jean-Jacques Aillagon.

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:: Louvre pour tous | 29/09/2008 | 14:07 |

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« Pour les expositions à la gloire d’un parfum, d’un bijoutier ou d’un marchand de sacs, je suis désolé, il faudra aller voir ailleurs. » Alain Seban, président du Centre Pompidou, voeux au personnel | 21.01.14
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