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Prison, patrimoine en sursis

Bernard Hasquenoph | 28/09/2018 | 19:34 |


La revue Monumental, éditée par le Centre des monuments nationaux, consacre un numéro au patrimoine de l’enfermement. Quelle place laisser au passé carcéral de châteaux ou d’abbayes ? Comment perpétuer la mémoire des prisons anciennes ?... Un sujet complexe et délicat, fruit d’une prise de conscience fragile et tardive.

28.09.2018 | IL N’EST PAS RARE, au cours de la visite d’un monument, de lui découvrir un passé carcéral. Après la Révolution, un certain nombre d’abbayes ou de châteaux saisis comme biens nationaux, connurent ce changement d’affectation, ce qui contribua à les sauvegarder tout en les dégradant. C’est là le paradoxe. D’autres eurent moins de chance, vendus puis démolis pour fournir le marché de la construction en matériaux.

Ce moment plus ou moins long, succinctement évoqué dans les dépliants, est généralement présenté comme une parenthèse dans l’histoire du site et il demeure rare d’en retrouver trace après restauration. Revenir à un état d’origine s’impose « naturellement », fut-il totalement idéalisé. Il est évidemment plus satisfaisant d’un point de vue esthétique, intellectuel et évidemment touristique, de redonner ses ors à un édifice, plutôt que d’en rappeler la misère. Comme si, à cette mémoire indigne d’être élevée au rang patrimonial, était attaché un sentiment de honte et de culpabilité. Une tendance contraire, cependant, émerge. C’est l’une des thématiques abordée dans le dernier numéro de la revue Monumental éditée par le Centre des monuments nationaux (CMN), dédié au patrimoine de l’enfermement. Un sujet riche et passionnant.

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Château de Cadillac et ses « cages à poules » sous les combles

A Cadillac, près de Bordeaux, la parenthèse fut longue. Elle dura plus de 130 ans. Jusqu’en 1952, où le château construit au 17e siècle par un proche d’Henri III, devint monument à visiter, après avoir été transformé en 1818 en maison centrale pour femmes puis en centre éducatif pour jeunes délinquantes. On redonna leur volume aux salles d’apparat qui avaient été aménagées en dortoirs et déconstruisit les excroissances ajoutées au fil du temps. Cependant, l’importante restauration du site n’effaça pas totalement la lourde mémoire des lieux, comme j’ai pu moi-même le constater lors d’une visite en 2017 : graffitis de prisonnières sur les cheminées, épaisses portes à judas… Et, invisibles pour le public, sous les combles, les sinistres « cages à poules » où étaient parquées les jeunes filles, sont toujours en place. Un endroit très impressionnant, laissé “dans son jus”, qu’Olivier du Payrat, l’administrateur du site géré par le CMN, souhaiterait rendre accessible partiellement « au titre du devoir de mémoire », afin « de présenter cette autre histoire de l’édifice ». Y serait associée une exposition permanente de documents iconographiques et d’archives - un album de photos officielles des années 1930 a été acquis en salle des ventes en 2017 -, ainsi que quelques objets.

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Sous les combles du château de Cadillac

Valoriser une collection d’objets liés à une période pénitentiaire, c’est aussi ce à quoi on s’est attaché tardivement à l’abbaye de Fontevraud, dans le Maine-et-Loire, aujourd’hui mi-complexe hôtelier, mi-centre culturel sous la tutelle de la Région. Fondé au 12e siècle, l’ensemble monastique devint une maison centrale de 1804 à 1963, l’une des plus dures de France, immortalisée en 1946 par Jean Genet dans son roman Le Miracle de la rose. Monument ouvert partiellement au public en 1975, l’essentiel des traces carcérales est alors effacé pour un « retour à la majesté première » de l’édifice, selon les termes de l’époque rapportés par Clémentine Mathurin de la Drac (direction régionale des affaires culturelles) Pays de la Loire. En réalité, ce mouvement s’était amorcé dès la fin du 19e siècle, l’abbaye de Fontevraud déjà inscrite dans la liste des monuments “à sauver” par Prosper Mérimée en 1840.

Signe sensible d’une évolution, dans les années 1980, on se ravisa de détruire les dernières galeries pénitentiaires existantes, une première fois promises à la démolition. Et c’est seulement en 2014 que sera inventoriée et inscrite au titre des monuments historiques à l’initiative de la Drac, une collection de 160 objets, parfois très modestes, liés à cette “parenthèse” de plus de 150 ans. Une partie est exposée dans un espace dédié à l’histoire carcérale du site, créé initialement en 2009 sous la direction de l’historien Philippe Artières, évoquant ce passé à travers la figure, sans doute plus valorisante, de Jean Genet bien qu’il n’y fut lui-même jamais incarcéré.

L’histoire de l’abbaye de Clairvaux, dans l’Aube, est encore plus complexe puisqu’une partie du monument abrite toujours une prison de haute sécurité, en activité depuis 1815. Abritée essentiellement dans des bâtiments datant des années 1960, elle devrait fermer à l’horizon 2022. Ce qui oblige l’autre partie, l’historique, “libérée” en 1971 et confiée à une association, à des conditions d’accès très particulières (visite guidée obligatoire, dépôt d’une pièce d’identité, photos interdites, portables éteints). Si les parties les plus anciennes ont été rendues à la « pureté de [leur] architecture cistercienne médiévale » comme l’écrit Jonathan Truillet de la Drac Grand Est, le réfectoire des moines datant du 18e siècle transformé en chapelle pour les prisonniers a été restitué en 2015 dans ce dernier état, moins les tribunes des détenus déjà supprimées, et des adjonctions carcérales conservées (murs de clôture, miradors).

WEBDOCUMENTAIRE « LE CLOÎTRE & LA PRISON »
A noter le lancement de la plateforme interactive cloitreprison.fr qui, à partir du cas de l’abbaye-prison de Clairvaux, propose une plongée dans l’histoire des espaces d’enfermement, du monde monastique du 12e siècle à l’univers carcéral du début du 20e siècle. A l’initiative d’historien•ne•s engagé•e•s dans le programme de recherche Enfermements. Histoire comparée des enfermements monastiques et carcéraux.
Webdocumentaire cloitreprison.fr
Twitter @enfermements / Site de rechercheenfermements.fr

Si tant d’abbayes ont été recyclées en prison - on pourrait citer encore l’abbaye du Mont-Saint-Michel, en Normandie -, c’est, comme l’écrit Jonathan Truillet, que ces deux organisations sociales se rejoignent par leur finalité, relevant d’un enfermement « volontaire » pour l’une, « involontaire » pour l’autre, les architectures se répondant et partageant jusqu’au mot cellule.

HISTOIRE(S) DE GRAFFITIS
Ce numéro de Monumental traduit cette nouvelle sensibilité et la récente prise en compte du passé carcéral de sites historiques que le CMN a mis à l’honneur cette année en consacrant sa saison culturelle aux graffitis, traces viscéralement liées à cet environnement, à travers plusieurs événements dont une grande exposition, Histoire(s) de graffitis, en cours au château de Vincennes jusqu’en novembre 2018. Monument qui avait également accueilli une exposition de portraits photographiques de détenues par Bettina Rheims, visible actuellement au château de Cadillac. Longtemps négligés par l’historiographie qui commenca à s’y intéresser réellement après la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de graffitis ont dû leur survie au classement de bâtiments au titre des monuments historiques. C’est le cas du donjon de Vincennes protégé en 1913 ou du château d’If en 1926.

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Exposition « Histoire(s) de graffitis », château de Vincennes

Ils constituent parfois des témoignages capitaux autant que bouleversants comme ceux, découverts en 2009, au cours de travaux de rénovation de la cité de Muette, à Drancy en Seine-Saint-Denis, de triste mémoire pour avoir servi de 1941 à 1944 de camp de transit à la déportation des Juifs et Juives de France. A leur départ vers l’inconnu, plusieurs ont griffonné quelques mots sur des carreaux de plâtre masqués par la suite, précieusement conservés désormais aux Archives nationales.

La revue s’attarde sur plusieurs camps d’internement français utilisés lors de la Seconde Guerre mondiale (mais également avant et après pour certains comme à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales). Le caractère rudimentaire de leurs constructions explique leur rapide disparition après la Libération, ainsi que la volonté d’oubli de la période trouble de la Collaboration, à de rares exceptions près comme une fragile baraque de bois, témoin du camp de Brens dans le Tarn. Les bâtiments plus solides, affectés temporairement à la rétention, reviennent ensuite rapidement à leur usage premier, ou sont détruits. Des initiatives privées font oeuvre de mémoire et sauvent des lieux de l’oubli. Ce n’est qu’après 2000, que les premières protections au titre des monuments historiques s’opèrent et cela ne fait que depuis environ dix ans que les archéologues se penchent sur cette matière qui apporte des informations précieuses et ignorées par ailleurs. S’il est coûteux de maintenir debout des édifices fragiles, « il est de notre devoir de préserver la mémoire matérielle de ces “années noires”, écrit le conservateur du patrimoine Jean-Pierre Legendre, de la Drac Auvergne-Rhône-Alpes, afin de la transmettre aux générations futures ».

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Cité de la Muette / Camp de Drancy

L’Outre-Mer n’est pas oublié. Un chapitre se penche sur le patrimoine carcéral de la Guadeloupe où l’on est étonné d’apprendre que les rares cachots d’esclaves subsistants, terribles témoignages de la justice des “maîtres”, sont peu valorisés. Les prisons postérieures, bien que protégées pour certaines, sont menacées, faute d’entretien. Les pénitenciers et bagnes de Guyane répartis sur 30 sites, ayant reçu sur cent ans environ 70 000 bagnards, sont pour beaucoup à l’abandon ou pillés. Ainsi, retrouvait-on il n’y a pas longtemps des briques estampillées en vente sur Internet. Le camp de la Transportation de Saint-Laurent-du-Maroni restauré depuis les années 1990 et qui accueille depuis 2014 un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine fait figure d’exception.

PRISON A CONSERVER... OU PAS
Si l’intérêt pour la période carcérale de monuments est récent, celui pour l’architecture des bâtiments édifiés pour ce seul usage l’est tout autant. Vieillissant et hors d’usage, la question de leur avenir ne se posait même pas encore il y a peu. Rasés. Souvent construits au 19e siècle au coeur des villes - « à l’instar d’autres symboles de l’ordre républicain » fait remarquer dans un entretien Jean-Pierre Weiss, ex-directeur du Patrimoine au ministère de la Culture et ex-directeur général de l’Agence publique pour l’immobilier de la Justice - , leur vision oppressante gênait, comme les souvenirs leur étant rattachés. La puissance publique n’ignorait pas non plus la valeur foncière de leur emplacement et leur fonction trivialement utilitaire masquait leur valeur patrimoniale.

Monumental, qui dresse un historique de l’architecture des prisons, rend hommage à l’historien de l’art Bruno Foucart, disparu en janvier 2018, pour avoir été, en France en retard par rapport au monde anglo-saxon, l’un des premiers à s’être intéressé au sujet et à s’être battu contre leur démolition. « Il faudrait pourtant se convaincre que le plus indigne et le plus méprisé des édifices publics mérite, au contraire, grande attention et même considération », écrivait-il dans les années 1970. Sans succès pour la célèbre prison parisienne de la Petite-Roquette détruite en 1974, avec plus de chance pour la prison cellulaire d’Autun, inscrite à l’inventaire en 1975. Une trentaine d’établissements est aujourd’hui protégée.

Par une curieuse conjonction, à la même période, l’institution carcérale fut l’objet d’un intérêt marqué de la part de militant•e•s et d’intellectuel•le•s, du philosophe Michel Foucault à l’historienne Michelle Perrot. Mais la France, estime la chercheuse Caroline Soppelsa, « a dores et déjà raté [le] rendez-vous en laissant détruire ces quinze dernières années nombre de bâtiments du XIXème siècle ». Jean-Pierre Weiss regrette que la charte de coopération culturelle signée en 2009 entre les ministères de la Justice et de la Culture soit restée lettre morte, et Philippe Artières qu’on ne s’attache qu’aux « bâtiments construits par de “grands” architectes » et aux lieux marqués par l’emprisonnement de Résistants, délaissant trop souvent ceux marqués par ce qu’il appelle « la mémoire honteuse », celle des pauvres et des anonymes.

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Site web criminocorpus.org

La recherche, de son côté, a peiné à se constituer, l’association Criminocorpus créée en 2005 par des chercheurs•euses lui donnant plus de visibilité, avec son site web se présentant sous la forme d’un musée en ligne, alors que la même année le ministère de la Justice fermait, à Fontainebleau, le (bien concret) musée national des Prisons après seulement dix ans d’existence. Pas facile non plus pour les musées d’oser aborder un sujet forcément pas très glamour pour le public. C’est pourquoi il faut saluer et se souvenir de l’exposition, passionnante, que le musée Carnavalet consacra à L’impossible photographie, prisons parisiennes (1851 – 2010). Et preuve de la fragilité encore d’une réelle prise de conscience, en 2014 un collectif d’historien•ne•s et d’architectes lançait un appel via une tribune - Les prisons font aussi partie de notre patrimoine - parue dans Libération.

Une part non négligeable de la revue s’intéresse à plusieurs reconversions et rénovations récentes de prisons, toutes du 19e siècle. Un pari pour les architectes. Les prisons Saint-Joseph et Saint-Paul de Lyon menacées de disparition ont été sauvegardées en 2009, grâce à une mobilisation citoyenne, pour être transformées en bureaux, logements et commerces pour l’une et en campus universitaire pour l’autre. Belle mue pour la prison de Guinguamp qui deviendra un centre culturel (chantier en cours). Plus problématique, la prison de Fontainebleau (qui abritait le musée national) a été mise en vente par France Domaine en 2015 et abritera… des logements.

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Prison de la Santé, quartier bas

Enfin, le cas de la prison la plus connue de France, la maison d’arrêt de la Santé à Paris, est évidemment abordé. Construite par l’architecte Emile Vaudremer, elle a été inaugurée en 1867 dans un 14e arrondissement alors peu urbanisé. Malgré son ancienneté et sa vétusté, l’administration a décidé en 2011 de la rénover afin de la maintenir en fonction. Une prison dans la ville est plus facile d’accès pour les familles et, plus que tout autre, celle-ci porte une valeur symbolique très forte. L’architecte urbaniste de l’Etat, Brigitte Loye Deroubaix, lui invente une catégorie, affirmant : « Elle fait partie du patrimoine immatériel de Paris ». Un challenge puisque, bien que non protégée au titre des monuments historiques (ni inscrite, ni classée), la volonté a été de conserver des éléments patrimoniaux tout en la modernisant, la mettant aux normes de sécurité du 21e siècle et l’« humanisant ». Les cellules font 9 m2 contre 6 précédemment, et sont dorénavant équipées de douche. Protégée, aurait-il été possible de lui garder son utilité, de concilier deux exigences aussi contraignantes l’une que l’autre ? Pas sûr. Situation originale si ce n’est inédite, les responsables de cette métamorphose (Vurpas Architectes) ont été malgré tout assisté d’un architecte en chef des Monuments historiques en la personne de Jean-François Lagneau, lequel a été de charger de répertorier les éléments patrimoniaux significatifs. Une cellule d’origine a été conservée comme témoignage historique et des objets déposés dans un espace dédié (porte, serrures, cloches, archives…).

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Prison de la Santé, quartier haut

L’option choisie a été de sauvegarder la partie basse du complexe carcéral conçu en deux parties distinctes à l’intérieur de son enceinte de pierre meulière avec sa porte d’entrée magistrale d’inspiration romane rue de la Santé. A savoir, son quartier le plus emblématique avec sa rotonde en panoptique (invisible de la rue) et ses bâtiments administratifs surélevés désormais par des pavillons à l’enveloppe brune qui s’intègrent plutôt bien à l’ensemble. La partie haute, plus classique, a été rasée, faisant disparaitre le seul bâtiment visible depuis le boulevard Arago où, depuis leurs cellules, les détenus, derrière leurs barreaux, hélaient les passants ou leurs proches. A la place, côté rue Messier, on découvre des bâtiments modernes de béton clair, bien visibles de la rue car ils constituent un quartier de semi-liberté. C’est là, également, qu’est la maison d’accueil des familles. Pour signifier cette fonction d’« ouverture », le mur a été percé en plusieurs endroits. Quatre ans d’un chantier hors-norme (2014-2018), pour un coût de 180 millions d’euros. Un photographe, Kyles R. Brooks, a été exceptionnellement autorisé à le couvrir. A nouveau fonctionnelle, la prison de la Santé a accueilli ses premiers occupants en juillet dernier.

Jean-François Lagneau défend ainsi sa participation au projet, qui peut paraitre étrange vu sa fonction : « Avant de considérer si telle ou telle modification est bien respectueuse de l’authenticité d’un monument, il est nécessaire de se demander si ce même respect ne consiste pas à lui permettre de poursuivre le rôle pour lequel il a été conçu ». Belle matière à réflexion.


MONUMENTAL 2018-1
Dossier Le patrimoine de l’enfermement
Editions du Patrimoine CMN
23 x 29.5, 128 pages, 30 euros
ISBN : 9782757705421
Fiche détaillée

SUR LES MURS - HISTOIRE(S) DE GRAFFITIS
Laure Pressac / Collectif
Editions du Patrimoine CMN
22,3 x 28, 190 pages, 29 euros
ISBN : 978-2-7577-0582-7
Fiche détaillée

HISTOIRE(S) DE GRAFFITIS
Exposition / 6 juin-11 novembre 2018
9€/7€/Gratuités habituelles
Château de Vincennes, 1 av. de Paris - 94300 Vincennes
www.chateau-de-vincennes.fr
Réseaux sociaux #SurLesMurs
Saison culturelle graffiti.monuments-nationaux.fr
DÉTENUES
Exposition de Bettina Rheims / 1er juin-4 novembre 2018
6€/5€/Gratuités habituelles
Château de Cadillac, 4 place de la Libération - 33410 Cadillac-sur-Garonne
www.chateau-cadillac.fr

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« En France, on travaille dans le service public, en Amérique, on travaille pour le public » Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, TÉLÉRAMA | 14.09.16
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